 |
| » Bergheim- hier et aujourd’hui |
 |
Le gouvernement de la Province de Salzbourg a décerné à la commune de Bergheim le 8 octobre 1970 le blason suivant: une montagne verte avec 3 sommets dans un bouclier doré, surplombée en son milieu d’une roue rouge à 8 rayons. Cette montagne avec 3 sommets rappelle le nom de la ville, la roue est extraite du blason des seigneurs de Bergheim de famille ministérielle ( 3 roues sur poutre inclinée), propriétaires jusqu’en 1295 du «Gesäß» et du tribunal de Bergheim. La présence de l’homme à Bergheim remonte à des millénaires. Une découverte sur le mont Muntigl datant du paléolithique moyen prouve que cette région fut peuplée, il y a environ 10000 ans. A Bergheim même, la première habitation remonte à 1000 av.J-C (époque des champs d’urnes) et se situe sur le contrefort ouest du Plainberg.
 |  |
En 488 ap. J-C, le roi Odoaker exigea le retrait des Romains, ce qui libéra la région de Salzbourg du joug romain. Dès la deuxième moitié du 7è siècle, les Bavarois émigrèrent vers cette région. Un cimetière à 200 mètres de l’église de Bergheim, découvert lors de fouilles en 1896 témoigne de cette présence. Le nom « Bergheim » trouve sans doute son origine dans cette époque de colonisation bavaroise. En effet, les noms de villes bavarois se terminaient généralement par –ing et –heim (-ham). Cependant, le nom de notre commune ne fut attesté pour la première fois qu’en 927, époque à laquelle l’archevêque Odalbert donna la cour et l’église à Bergheim avec les serfs et la dîme en échange au diacre Reginold, qui possédait déjà ses biens en fief. A cette époque, Bergheim était une grande ferme de domaine avec sa propre église, alors typique d’un siège des nobles. Il est toutefois peu probable que Bergheim ait déjà eu une paroisse à ce moment-là et ce n’est qu’en 1211 qu’un prêtre fut nommé. A la fin du 11ème siècle, les serfs des archevêques de Salzbourg formèrent une nouvelle classe de petite noblesse, les « ministériels ». Il s’agissait à Bergheim surtout de seigneurs de Itzling et Fischach qui possédaient davantage de richesses. Rüdiger était membre de cette famille qui portait le nom de ce domaine. Les seigneurs de Bergheim qui occupaient au début des postes importants au service des archevêques de Salzbourg entrèrent à nouveau en conflit avec ces derniers au 13ème siècle. Par conséquent, le déclin économique mena à la vente de différents biens et droits dont notamment la résidence de familles nobles de Bergheim en 1295.
A la fin du 17ème siècle, l’église paroissiale St. Georges de Bergheim était tellement vétuste que le maître-autel s’écroula en 1695. Dans les années qui suivirent, l’église fut reconstruite par l’architecte Matthias Köllersperger. Le maître-autel et les autels latéraux ne furent, quant à eux, reconstruits que plus tard, faute d’argent.
Depuis 1652 des pèlerinages se multipliaient pour voir l’image vénérée et miraculeuse de la Sainte Vierge.C’est en 1674 que l’Archevêque Max Gandolf Comte de Kuenburg fit ériger l’église de pèlerinage à Maria Plain et il la transmit un an plus tard au couvent de Saint-Pierre à Salzbourg, dont elle fait toujours partie. Le sénat de la ville jurait de couronner l’image vénérée de la Sainte Vierge si la ville échappait à la guerre (1751).C’est à l’occasion de l’anniversaire de ce couronnement que Mozart écrivit sa célèbre «Messe du Couronnement »
Ces dernières dix années, Bergheim passa de village à « Stadtnachbarsgemeinde »
( Commune avoisinant une ville)grâce à ses performances communales en matière d’aménagement des routes, des logements et des bâtiments scolaires, ainsi qu’à l’approvisionnement en énergie et en eau.
|
|